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Les meurtres au Tylenol de Chicago : 7 morts, du poison en rayon, et personne n'a jamais été jugé

2026-10-21 · · Crimes non élucidés · 15 min de lecture

Tôt le matin du mercredi 29 septembre 1982, une fillette de 12 ans nommée Mary Kellerman se réveilla malade.

Elle vivait avec ses parents à Elk Grove Village, une banlieue tranquille au nord-ouest de Chicago, la troisième ville des États-Unis. Elle avait un rhume et mal à la gorge. Elle entra dans la chambre de ses parents. Ils lui donnèrent 1 gélule de Tylenol Extra-Fort, l'antidouleur le plus courant d'Amérique.

Peu après, elle s'effondra. Les secouristes l'emmenèrent à l'hôpital. Elle y mourut le jour même.

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Personne ne savait encore pourquoi. Une enfant en bonne santé avait pris un cachet et elle était morte.

En 3 jours, 6 autres personnes de la banlieue de Chicago allaient mourir de la même façon. Toutes avaient pris des gélules de Tylenol. Quelqu'un avait ouvert les gélules, les avait remplies de cyanure, un poison rapide et mortel, puis avait remis les flacons dans les rayons de magasins ordinaires.

Cette affaire est connue sous le nom de meurtres au Tylenol de Chicago. Elle a changé la façon dont les médicaments sont emballés dans le monde entier. Plus de 40 ans plus tard, personne n'a jamais été inculpé pour ces meurtres.

Une journée de morts

Le même mercredi, à quelques kilomètres de là, dans la banlieue d'Arlington Heights, un facteur de 27 ans nommé Adam Janus prit du Tylenol.

Il s'effondra. On l'emmena à l'hôpital, où il mourut. Les médecins pensèrent d'abord à une crise cardiaque. Il était jeune, mais cela arrive.

Le soir, sa famille se réunit chez lui, sous le choc. Son jeune frère Stanley, 25 ans, et l'épouse de Stanley, Theresa, arrivèrent de la banlieue de Lisle. La plupart des sources donnent à Theresa 19 ans ; certaines disent 20.

Sur le plan de travail de la cuisine se trouvait un flacon de Tylenol Extra-Fort. Stanley en prit une gélule et en donna une autre à sa femme.

En quelques minutes, tous deux s'effondrèrent. Stanley mourut dans la nuit. Theresa arriva à l'hôpital dans le coma. Elle ne se réveilla jamais et mourut 2 jours plus tard.

3 membres d'une même famille étaient morts, à quelques heures d'intervalle.

Le même jour, dans la banlieue de Winfield, à l'ouest de Chicago, une femme de 27 ans nommée Mary Reiner prit du Tylenol. Elle avait accouché de son 4e enfant environ une semaine plus tôt, et elle avait acheté un flacon de gélules dans un supermarché du quartier. Elle s'effondra chez elle et mourut à l'hôpital.

Dans la banlieue de Lombard, une femme de 31 ans nommée Mary McFarland travaillait dans une boutique de la compagnie de téléphone. Elle dit à ses collègues qu'elle avait très mal à la tête. Elle prit 2 gélules dans la salle de pause et s'effondra en quelques minutes. Elle mourut quelques heures plus tard.

À Chicago même, une hôtesse de l'air de 35 ans nommée Paula Prince atterrit à l'aéroport de la ville après un vol depuis Las Vegas. En rentrant chez elle, elle s'arrêta dans une pharmacie et acheta un flacon de Tylenol. Une caméra de surveillance près de la caisse la photographia.

Elle ne se présenta pas à son vol suivant. 2 jours plus tard, on la trouva morte dans son appartement. Son flacon était ouvert.

Le lien

Au début, rien ne reliait ces morts. Elles avaient eu lieu dans des villes différentes, dans des hôpitaux différents, sous des polices différentes.

Le premier lien fut fait par des pompiers.

Des pompiers d'Arlington Heights étaient intervenus chez les Janus. Ce soir-là, l'un d'eux téléphona à un supérieur. Il lui dit qu'il avait vu la même chose le jour même, à moins de 16 km de là, et que cela s'était terminé de la même façon : par la mort de Mary Kellerman à Elk Grove Village.

Les deux hommes comparèrent ce qu'ils savaient. Les deux familles avaient pris du Tylenol.

Au même moment, la seule responsable de la santé publique d'Arlington Heights, une infirmière, se rendit chez les Janus. Elle trouva le flacon de Tylenol dans la cuisine. À côté se trouvait un ticket de caisse du jour même. Elle compta les gélules. Il en manquait 6. Dans cette maison, 3 personnes étaient mortes.

Elle remit le flacon à un enquêteur de l'institut médico-légal du comté. Il l'ouvrit et sentit une odeur d'amande amère. Cette odeur est un signe classique du cyanure, même si beaucoup de gens ne peuvent pas la percevoir.

Le toxicologue en chef du comté analysa les gélules la nuit même. Sur les 44 qui restaient dans le flacon des Janus, 4 contenaient du cyanure. Chacune en contenait environ 3 fois la dose nécessaire pour tuer une personne.

Les secouristes qui avaient soigné Mary Kellerman avaient noté ce qui se trouvait chez elle. Son flacon venait du même lot de fabrication que celui des Janus. Le numéro de lot imprimé sur les deux était MC2880.

L'alerte

Les autorités tinrent une conférence de presse et mirent le public en garde : ne prenez pas de gélules de Tylenol.

La peur gagna tout le pays.

Le 5 octobre, le fabricant, Johnson & Johnson, ordonna un rappel dans tous les États-Unis. Environ 31 millions de flacons furent retirés des rayons. Leur valeur de vente dépassait 100 millions de dollars. L'entreprise arrêta la production et la publicité des gélules, et offrit une récompense de 100 000 dollars pour toute information menant à une arrestation.

La peur fit aussi naître des imitateurs. Dans le mois qui suivit les meurtres, l'agence américaine du médicament, la FDA, recensa 270 signalements de produits trafiqués dans le pays. La plupart se révélèrent être des canulars ou de fausses alertes. Cette année-là, à Halloween, certaines villes américaines demandèrent aux enfants de ne pas faire la tournée des bonbons, par peur de friandises empoisonnées.

D'où venait le poison

La première question des enquêteurs était simple : le poison avait-il été ajouté à l'usine, ou plus tard ?

À l'usine, le tueur pouvait être un employé, et beaucoup d'autres flacons empoisonnés pouvaient se trouver n'importe où dans le pays.

La réponse vint vite. Les flacons empoisonnés provenaient de 2 usines différentes, l'une dans l'État de Pennsylvanie, l'autre au Texas. Ils avaient été fabriqués dans des lieux différents et avaient voyagé par des routes différentes. Une seule personne n'aurait pas pu atteindre les deux chaînes de production.

De plus, le cyanure contenu dans les gélules ne s'était pas dégradé. Cela suggérait qu'elles avaient été remplies peu avant la vente, et non des mois plus tôt dans une usine.

La conclusion de la police : quelqu'un avait acheté ou pris des flacons dans des magasins de la région, ouvert les gélules, rempli certaines de cyanure, refermé les flacons et les avait remis en rayon. Puis il avait attendu que des inconnus les achètent.

Les enquêteurs remontèrent la piste des flacons empoisonnés jusqu'à au moins 6 magasins : 2 succursales d'une chaîne de supermarchés à Arlington Heights et Elk Grove Village, une pharmacie dans la banlieue de Schaumburg, une pharmacie et un supermarché à Chicago, et le supermarché de Winfield où Mary Reiner avait fait ses courses. D'autres flacons empoisonnés furent trouvés encore en rayon et retirés.

C'était un crime d'un genre nouveau. Les victimes étaient choisies au hasard. Le tueur n'avait aucun lien avec aucune d'elles. Il n'y avait pas de mobile à suivre : pas de mari jaloux, pas d'associé, pas de dette. N'importe qui dans la région de Chicago pouvait être la prochaine victime.

Une grande cellule d'enquête fut créée. Selon un récit ultérieur, elle réunissait une quinzaine d'organismes, dont 26 agents du FBI, la police fédérale américaine. Ils vérifièrent des employés de magasin, des livreurs, des personnes ayant des griefs connus contre l'entreprise et des personnes ayant accès au cyanure.

La photo de Paula Prince à la caisse de la pharmacie fut étudiée de près. Juste derrière elle dans la file se tenait un homme barbu. La police déclara qu'il pouvait être le tueur, ou un témoin. Il ne fut jamais identifié.

La lettre

Début octobre 1982, Johnson & Johnson reçut une lettre. Elle exigeait 1 million de dollars "pour arrêter les meurtres". Elle portait un cachet de la poste de Chicago du 1er octobre et était signée d'un faux nom : "Robert Richardson".

Le FBI remonta la piste de la lettre. Le compte bancaire qu'elle mentionnait était lié à une agence de voyages de Chicago où avait travaillé l'épouse d'un homme nommé James Lewis. L'écriture et les empreintes digitales menaient à lui.

James Lewis n'était pas un inconnu pour la police. En 1978, il avait été inculpé à Kansas City, une ville à environ 800 km au sud-ouest de Chicago, du meurtre d'un homme de 72 ans dont il préparait les déclarations d'impôts. L'affaire avait été abandonnée avant le procès, faute de preuves et à cause de problèmes juridiques liés à des éléments trouvés chez lui. En 1981, il avait plaidé coupable de fraude à la carte de crédit au nom d'un homme décédé.

À l'automne 1982, Lewis et sa femme vivaient à New York sous de faux noms. Une chasse à l'homme nationale commença. Le 13 décembre 1982, une bibliothécaire de la bibliothèque publique de New York le reconnut grâce à sa photo dans les journaux. Des agents du FBI l'arrêtèrent sur place.

Lewis reconnut avoir écrit la lettre. Il dit qu'il n'avait jamais eu l'intention de toucher l'argent et qu'il voulait embarrasser l'ancien employeur de sa femme. Il nia toute implication dans les empoisonnements.

C'était là le problème des enquêteurs. Ils pouvaient prouver la lettre. Pas les meurtres. Lewis affirmait que lui et sa femme étaient à New York au moment des empoisonnements, et la police ne parvint pas à le situer à Chicago la dernière semaine de septembre.

Il fut condamné pour tentative d'extorsion à 10 ans de prison. Il en passa près de 12 derrière les barreaux, détention provisoire comprise, et fut libéré en octobre 1995. Il ne fut jamais inculpé pour les empoisonnements.

L'homme du bar

Lewis était le suspect le plus connu, mais les enquêteurs suivaient aussi un deuxième homme.

Il s'appelait Roger Arnold. Il travaillait sur le quai de chargement d'un entrepôt de l'une des chaînes de supermarchés, dans la banlieue de Melrose Park. Le patron d'un bar alla voir la police et raconta qu'Arnold avait parlé de tuer des gens et affirmé qu'il avait du cyanure. Selon une source, Arnold avait aussi travaillé avec le père de Mary Reiner.

La police fouilla son domicile. Elle y trouva un livre contenant des instructions pour fabriquer du poison à base de cyanure. Arnold fut interrogé et placé en garde à vue plusieurs fois. Il ne fut jamais inculpé pour les empoisonnements.

À l'été 1983, Arnold partit à la recherche du patron de bar qui, pensait-il, l'avait dénoncé. Dans un bar, il abattit un homme, un consultant en informatique et père de 3 enfants. La victime n'était pas le patron du bar. Arnold l'avait pris pour quelqu'un d'autre.

Il fut condamné pour ce meurtre en janvier 1984 à 30 ans de prison. Il en purgea 15. Il mourut en 2008, sans avoir jamais été inculpé pour les meurtres au Tylenol.

Tenter d'attirer le tueur

En 1983, le FBI essaya une autre méthode.

Un profileur de premier plan du FBI pensait que le tueur pourrait vouloir voir le résultat de son crime. À la demande du FBI, un chroniqueur d'un journal de Chicago publia un article indiquant l'adresse de la maison de Mary Kellerman et l'emplacement de sa tombe.

Les deux endroits furent surveillés par la police 24 heures sur 24 pendant des mois.

Le tueur ne vint jamais.

Des années de nouveaux tests

Au fil des années, l'affaire fut rouverte encore et encore, chaque fois qu'une nouvelle technique scientifique apparaissait.

En 2007, autour du 25e anniversaire, de nouveaux tuyaux arrivèrent et le FBI réexamina les preuves. Une découverte fragilisa la version de Lewis : le cachet du 1er octobre sur sa lettre ne collait pas avec son affirmation selon laquelle il avait mis 3 jours à l'écrire. Il modifia alors sa chronologie.

Au milieu des années 2000, un agent du FBI se fit passer pour un journaliste et interrogea longuement Lewis.

En février 2009, des agents fédéraux perquisitionnèrent la maison de Lewis à Cambridge, près de Boston, et emportèrent des ordinateurs et des papiers. Selon la presse, les enquêteurs du ministère de la Justice conclurent cette année-là qu'il était responsable, mais qu'ils n'avaient pas assez de preuves pour l'inculper.

En janvier 2010, Lewis et sa femme fournirent des échantillons d'ADN et des empreintes digitales. L'ADN ne correspondait pas au matériel génétique trouvé sur les flacons.

La même année, le corps de Roger Arnold fut exhumé et son ADN analysé. Il ne correspondait pas non plus.

En mai 2011, le FBI demanda l'ADN du poseur de bombes Ted Kaczynski, surnommé Unabomber. Ses parents vivaient à Lombard, et il y avait séjourné par moments en 1982. Il affirma n'avoir jamais possédé de cyanure de potassium, le poison utilisé à Chicago. Rien ne le relia à l'affaire. Il est mort en 2023.

En 2023, une chaîne de télévision rapporta que les enquêteurs avaient commandé de nouveaux tests ADN sur des pièces à conviction clés.

Lewis mourut chez lui à Cambridge en juillet 2023, à 76 ans. Le médecin légiste conclut à une maladie du cœur et du foie. Jusqu'au bout, il nia les empoisonnements. Dans une série Netflix sortie en 2025, "Cold Case: The Tylenol Murders" (en traduction libre, "Affaire non résolue : les meurtres au Tylenol"), il affirme face à la caméra qu'il ne ferait de mal à personne.

Un nouveau nom venu de l'Idaho

Le 23 septembre 2026, presque exactement 44 ans après les meurtres, l'affaire prit un nouveau tournant, à plus de 2 000 km de Chicago.

En décembre 1982, un homme était mort dans une église catholique de Boise, dans l'État de l'Idaho, après avoir avalé une gélule de cyanure. Il n'avait aucun papier. Pendant des décennies, personne ne sut qui il était. Il fut enterré sans nom.

Les enquêteurs du comté d'Ada, où se trouve Boise, rouvrirent le dossier en 2019. Grâce à l'ADN, ils finirent par l'identifier. C'était un chimiste organicien. Des collègues racontèrent aux enquêteurs qu'il parlait de cyanure, de poison et du "crime parfait". Des photos montraient qu'il s'était rendu dans la région de Chicago un an avant les meurtres.

Les enquêteurs en vinrent à penser qu'il était un suspect possible dans les meurtres au Tylenol, et transmirent leurs découvertes à la police de Chicago.

Mais ils énumérèrent aussi ce qui ne collait pas. Ils ne purent pas le situer à Chicago la dernière semaine de septembre 1982. Il avait vécu dans 5 États, dont aucun n'était l'Illinois. Et le cyanure trouvé sur lui était du cyanure de sodium, apparemment fait maison. Les gélules de Chicago contenaient du cyanure de potassium, un autre composé.

La police de Chicago déclara être en contact avec l'Idaho et que l'affaire restait un dossier non résolu ouvert. Elle ne dit pas si elle considère cet homme comme un suspect.

Où en est l'affaire

Les meurtres au Tylenol de Chicago n'ont jamais été élucidés.

**Personne n'a jamais été inculpé pour avoir mis du poison dans les gélules. Tout ce qui suit relève du soupçon, pas de la preuve.**

Les raisons sont simples. Aucun témoin n'a jamais vu quelqu'un remettre un flacon en rayon. Les magasins étaient fréquentés, et des dizaines de personnes ont pu toucher chaque flacon. La seule photo d'un suspect possible, l'homme barbu derrière Paula Prince, montre quelqu'un qui n'a jamais été retrouvé. L'ADN prélevé sur les flacons ne correspond à aucun des suspects testés.

Ce que ces meurtres ont changé se trouve encore dans chaque rayon. En quelques semaines, le Tylenol revint en magasin dans un emballage à 3 sceaux. Sa part de marché tomba de 35% à 8%, puis se rétablit en un an environ. Les bouchons scellés, l'opercule sous le bouchon et les comprimés pleins à la place des gélules sont devenus la norme pour les médicaments dans le monde entier. Aux États-Unis, trafiquer des produits de consommation est devenu un crime fédéral.

L'affaire a aussi inspiré d'autres tueurs. En 1986, une femme de 23 ans mourut à Yonkers, près de New York, après avoir pris des gélules de Tylenol empoisonnées. La même année, une femme de l'État de Washington empoisonna des gélules d'un autre médicament, l'Excedrin, et tua 2 personnes, dont son mari. Elle fut condamnée à 90 ans de prison.

En 1991, Johnson & Johnson conclut un accord avec les familles des victimes de 1982, pour une somme non divulguée.

Les suspects et les théories

Tous les noms ci-dessous figurent dans les archives publiques. Aucun de ces hommes n'a jamais été inculpé pour les empoisonnements, et chacun doit être considéré comme innocent de ces faits. Tous sont morts.

James Lewis a écrit la lettre et commis les meurtres. Les indices : il a reconnu la lettre d'extorsion ; il avait déjà été inculpé d'un meurtre abandonné ensuite ; selon la presse, des enquêteurs fédéraux ont conclu en 2009 qu'il était responsable. Le problème : il n'a jamais été situé à Chicago à ce moment-là, son ADN ne correspondait pas, et il a nié jusqu'à sa mort.

Roger Arnold, l'ouvrier du quai de chargement. Les indices : un patron de bar a dit qu'il parlait de tuer des gens au cyanure, il possédait un livre d'instructions pour fabriquer du poison, et il a plus tard tué un homme. Le problème : il n'a jamais été inculpé, et son ADN ne correspondait pas.

Le chimiste de l'Idaho. Les indices : un intérêt pour le cyanure et le "crime parfait", une visite dans la région de Chicago et une mort par gélule de cyanure en décembre 1982. Un psychiatre légiste ayant travaillé sur l'enquête d'origine a déclaré que des experts à qui le dossier a été présenté anonymement le jugeaient comme un suspect crédible. Le problème : il n'a pas pu être situé à Chicago cette semaine-là, et son cyanure était un autre composé.

Quelqu'un dans la chaîne de distribution. Les indices : certaines théories visent une personne ayant eu accès aux flacons avant leur arrivée en rayon. Le problème : les flacons empoisonnés venaient de 2 usines différentes, et la police a conclu que la manipulation avait eu lieu dans les magasins.

7 personnes ont pris un cachet contre le mal de tête et en sont mortes. 44 ans plus tard, celui qui a mis le poison en rayon n'a jamais été identifié.

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